Prévention et éducation à la santé

1. Education à la Santé

2. Education à la vie affective

3. Sport et Santé

4. Alimentation

5. Prévention

Santé : état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

Organisation mondiale de la santé, 1948.

L’OMS donne ainsi une définition holistique de la santé qui ne se réduit plus seulement au rapport maladie/soins. Trois grands concepts émergent de cet élargissement de la définition de la santé. Il s’agit de la prévention, de la promotion et de l’éducation pour la santé.

Nos populations se rapprochent de plus en plus d’un mode de vie « à l’américaine », avec pour résultat une explosion de l’obésité, la multiplication de maladies chroniques tel le diabète ou l’hypertension. La sédentarité chez les plus jeunes est renforcée par des temps devant les écrans de plus en plus importants développant de concert des troubles de l’attention, voire des addictions.

La crise du Covid nous a montré combien ces pathologies nées de la sédentarité et d’une hygiène de vie défectueuse ont pu être des facteurs d’aggravation pour ceux qui ont contracté la maladie. Ces problèmes sont de ceux qui peuvent être combattus par l’éducation à la santé et par la prévention.

C’est pourquoi, dédier un véritable budget à la prévention et à l’éducation à la santé est un des socles de la transformation de notre système de santé. Certaines initiatives, comme la mise en place du service sanitaire sont à l’heure d’un premier bilan.

Mais allouer des budgets n’est qu’un pan de leur renforcement. Car le secteur de la prévention et de l’éducation à la santé est sinistré. Pour des raisons matérielles peut-être, mais surtout pour des raisons dogmatiques. Il souffre des 3 principes du théâtre classique : le temps, le lieu et l’action.

Le temps : Il n’est jamais trop tôt pour enseigner les principes d’activité physique, de diététique et de respect de soi et des autres. Dès la maternité pour les parents, dès la maternelle pour les enfants, le premier principe de la santé à l’éducation, c’est la précocité de la prévention.

Le lieu : L'école n’a pas pour rôle de se substituer à l’éducation parentale, cependant, l’école reste le seul dénominateur commun à tous les enfants, quels que soient leur origine sociale et leur foyer (au sens initial du terme car certains enfants n’ont pas de famille). C’est donc à l’école que cette éducation et cette prévention doivent être menées en priorité. On sait combien les carences en personnel de la santé scolaire sont importantes, c’est un des premiers points à combler, pour la détection des problèmes, l’éducation à la santé et à la prévention, le dépistage. La création d’IPA (Infirmière en Pratique Avancée) Santé Scolaire pourrait être un outil majeur pour améliorer cette éducation à la santé.

L’ action : Les actions de l’éducation à la santé et de la prévention se traduisent principalement à travers deux piliers, celui de l’activité physique et sportive et celui de l’alimentation.

1. Education à la Santé

L'éducation pour la santé comprend tous les moyens pédagogiques susceptibles de faciliter l’accès des individus, groupes, collectivités aux connaissances utiles pour leur santé et de permettre l’acquisition de savoir-faire permettant de la conserver et de la développer. Cette éducation pour la santé est portée par de nombreux acteurs, du patient-expert aux accompagnant à l’activité physique adaptée en passant par les diététiciens, les psychologues ou les étudiants en service sanitaire.

Mais c’est dans l’éducation nationale, dénominateur commun à tous les enfants, que le travail des professionnels trouve sa place de prédilection. Ils se répartissent actuellement en 3 professions principales relevant du ministère de l’éducation nationale, infirmiers, psychologues et médecins.

Les infirmier(e)s de l’éducation nationale ont pour tâche de participer aux actions de prévention et d'éducation à la santé auprès des élèves et des étudiants.  Ils participent à la mise en œuvre de la politique de santé publique.

Les médecins de l'éducation nationale sont chargés des actions de prévention individuelle et collective et de promotion de la santé auprès de l'ensemble des enfants scolarisés dans les établissements d'enseignement des 1er et 2nd degrés de leur secteur d'intervention.

Le nombre de médecins scolaires ne cesse de diminuer (-15% en 5 ans), non pour cause de diminution de poste à pourvoir mais pour des difficultés majeures de recrutement. Parallèlement à ce déficit, le nombre de psychologues a connu une très forte progression (+9%) tout comme les IDE (Infirmières Diplômées d'Etat) scolaires (+ 4%).

Le rapport de la cour des comptes d’avril 2020 est édifiant sur la déshérence des missions d’éducation à la santé et de prévention individuelle et collective de la santé scolaire. Les besoins de réorganisation sont essentiels, de même que la redéfinition du partage des actes des professionnels de santé. Le recrutement est indispensable mais l’incapacité à pourvoir les postes médicaux nous amène à proposer la création d’une nouvelle profession, celle d’Infirmier(e) en Pratiques Avancées en Santé Scolaire, dont le domaine de compétences permettrait d’effectuer des actes réservés aux médicaux jusqu’alors telle que la visite obligatoire des 6 ans.

Pour une meilleure efficience dans la réorganisation de la santé scolaire, l’objectif serait qu’à termes, les IDE (Infirmières Diplômées d'Etat) soient toutes remplacées par des IPA (Infirmières en Pratique Avancée) et qu’elles bénéficient d’un recrutement fort.

 

2. Education à la vie affective

Si les terribles témoignages lors du grenelle des violences conjugales nous ont tous émus, plusieurs voies se présentent pour apporter des solutions à cette situation inadmissible.

Tout le monde s’accorde à répéter que l’éducation à la sexualité est la base et la clé de la lutte contre ces violences.

Cela d’autant plus que la société change.

Les difficultés dans les rapports et les relations filles-garçons se constatent de plus en plus tôt avec l’introduction dans l’environnement numérique de nos enfants de la pornographie et d’images sexuées violentes.

Car le grand point de différence entre notre jeunesse et les générations précédentes est la place du numérique dans leur vie.

Ce qui les faisait appeler affectueusement par Michel Serres petit poucet et « petite poucette ». Ce grand philosophe, loin d’accabler cette jeunesse dans laquelle nous avons tant de mal à nous reconnaître, les regardait au contraire avec une bienveillance infinie et surtout, mettait en valeur ces nouvelles dispositions de nos enfants que nous n’avons pas et que donc, ne comprenant pas, nous dénigrons.

Et pourtant, en apportant un cadre absolument nouveau à l’interaction enseignant-apprenant, l’univers numérique offre des perspectives encore trop peu mises à profit.

Cela c’était avant que la covid ne vienne tout chambouler sur nos façons de travailler et d’étudier. La crise a permis de montrer qu’un tel enseignement est de l’ordre du possible et que si il présente beaucoup d’insuffisances il apporte aussi des avantages insoupçonnés : gestion du temps extrêmement flexible tant dans la disponibilité que dans le besoin de répétition pour une meilleure compréhension, relation plus individualisée avec des enseignants, anonymat, respect de l’intimité.

Tout ce qui nous fait défaut dans cet enseignement si particulier qu’est celui de la vie affective et de la sexualité.

C’est pourquoi pour un domaine d’éducation aussi sensible que l’éducation à la sexualité et à la vie affective je propose pour les élèves de collège et de lycée un enseignement de l’éducation à la sexualité par les FLOT (Formations en Ligne Ouvertes à Tous.tes) (1).

Les ressources pédagogiques relatives à l’éducation de la sexualité seraient, alors, disponibles en ligne sur le FLOT.

Le programme et la plateforme du FLOT seraient élaborés et mis en place par l’éducation nationale avec des équipes pluridisciplinaires. Les élèves auraient la possibilité de consulter autant qu’ils le souhaiteraient les cours, pourraient éventuellement interroger sur des chats. Ces chats pourront aussi jouer un rôle de signalement pour les enfants, rassurés par la bulle protectrice de l’anonymat virtuel.  Le fait de pouvoir apprendre sur un sujet si délicat en toute intimité apporterait un véritable confort aux élèves (et aux enseignants) et leur donnerait un sentiment protecteur et non jugeant.

Des quizz et qcm permettraient de vérifier que chaque enfant a bien pris connaissance des informations présentées non pour les noter mais pour évaluer le degré de compréhension de chaque enfant.

L’apprentissage en continu offrirait un socle qui favoriserait les échanges entre les apprenants et l’équipe éducative lors du seul cours annuel maintenu puisque les élèves auraient eu tout loisir de prendre connaissance du programme par le FLOT, à leur rythme, en pouvant y revenir autant de fois qu’ils le souhaiteraient.

Car quel meilleur cadre que l’intimité de la relation ordi-élève (qui a remplacé l’intimité du livre) pour aborder le respect de soi et d’autrui et surtout pour renforcer le développement d’un comportement responsable des élèves face à la sexualité tout en garantissant le respect des consciences, le droit à l’intimité et la vie privée de chacun.

Les élèves auraient un enseignement adapté par année scolaire, de la 6ème à la terminale.

Chaque classe conserverait cependant un cours, en fin d’année, avec des professionnels volontaires et formés ou avec des associations ayant des agréments « IMS » (Inspection Médicale Scolaire) au même format que ce qui est déjà préconisé.

 

Car actuellement sur le terrain, les 3 séances obligatoires restent à l’état de vœux pieux et pour plusieurs raisons :

  • Le faible nombre de professeurs formés ou d’associations agréées.

  • La mise en place des cours reste toujours dépendante de la motivation, du temps et des moyens de l’équipe pédagogique

De plus les cours ne sont jamais aussi productifs et efficients qu’il le faudrait :

  • Les enseignants ne sont pas toujours à l’aise pour aborder ces sujets, parfois insuffisamment formés mais aussi tout simplement parce que le sujet est extrêmement délicat et intime.

  • Les élèves sont toujours gênés, avec des comportements très différents, bravaches, silencieux, avec le sentiment qu’ils seront jugés par leurs pairs selon leurs questions, etc…
     

Malgré les recommandations du secrétariat d’état à l’égalité homme-femme et à la lutte contre les discriminations et du ministère de l’éducation nationale, actuellement, c’est moins de la moitié des cours qui sont promulgués dans les établissements avec une concentration sur les classes de 4ème, 3ème quand ils ne débutent pas qu’en seconde.

Or, pour l’OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) mais aussi de l’avis de nombreux psychologues, 12 ans est l’âge idéal pour recevoir une éducation sur la sexualité proprement dite. C’est l’âge du début de l’adolescence avec tout ce qu’elle implique au niveau comportemental et psychologique des jeunes, âge qui coïncide aussi pour beaucoup, à la systématisation du téléphone portable.

C’est pourquoi, il me paraît important de concilier à cet âge de la vie, âge de grands bouleversements dont le passage du primaire au collège n’est pas des moindres, un enseignement sur un sujet qui tient plus de l’éducation sociétale et psychologique avec les nouvelles pratiques du quotidien de nos enfants ainsi que de leurs centres d’intérêt.

Cet enseignement n’arrive pas ex nihilo : l’éducation à la vie affective débute dès le plus jeune âge en milieu scolaire axée sur les dimensions psychologiques, affectives, sociales, culturelles et éthiques, sur les notions de respect, de liberté, de choix, de consentement.  La prévention, la lutte contre les préjugés sexistes et homophobes y ont toute leur place.

Mais la sexualité n’est pas au cœur des préoccupations des tout-petits et la nature des relations que nous entretenons dans les rapports amoureux n’est qu’un reflet de notre rapport à l’autre, quel qu’il soit. C’est pourquoi, cet enseignement se doit d’être transversal à tous les autres enseignements, dès la maternelle, comprenant également le respect d’autrui, de sa différence et la place de chacun dans le groupe par une initiation au fonctionnement démocratique. Et pour ne plus braquer certains avec les termes d’éducation sexuelle ou à la vie affective, peut-être utiliser plutôt le terme d’éducation à l’altérité.

Mais à chaque âge de la vie des méthodes d’enseignements adaptées et ce qui est pertinent pour des ados, en l’occurrence des cours en ligne ne l’est absolument pas pour le jeune âge qui a besoin plus que tout d’une relation de confiance et de respect avec des enseignants.

Les avantages à un enseignement par FLOT (Formations en Ligne Ouvertes à Tous.tes) sont nombreux :

Economiques, organisationnels et structurels : en faisant passer de 3 à un par an les cours d’éducation sexuelle et donc en permettant aux établissements de plus facilement honorer le contrat d’enseignement en nécessitant moins d’intervenants qui pourront donc être mieux choisis.

Educatifs, psychologiques et comportementaux : le propre des cours est (entre autres) d’apporter des connaissances mais aussi de stimuler la curiosité et de développer les qualités d’apprentissage et de discernement. Par leur contenu infiniment délicat, les cours d’éducation sexuelle sont trop souvent biaisés ou galvaudés par les sentiments contradictoires qu’ils génèrent, autant du côté de l’enseignant que de l’apprenant, gène, déni, honte, choc émotionnel, amplification des rapports de force entre les élèves qui rendent souvent inefficaces ces cours.

Sociaux : le rôle des parents est toujours mis en avant dans le sens que cette éducation à la sexualité est avant tout familiale. Il est toujours difficile d’impliquer de façon concrète les parents dans un programme, le FLOT (Formations en Ligne Ouvertes à Tous.tes), en passant par l’ENT (Espace Numérique de Travail) permettrait d’associer les parents qui le désirent ou qui ont simplement la curiosité de suivre cet enseignement. Cela éviterait dans un même temps le développement de fantasmes comme on a pu le voir avec « l’enseignement de la masturbation à la maternelle » dans un passé récent. Si les enfants sont mal à l’aise pour aborder ces sujets avec leurs parents pour des raisons culturelles ou personnelles, ils auront toujours la possibilité de prendre connaissance de ces cours dans les salles informatiques mises à disposition des élèves dans les collèges et les lycées durant leurs heures de permanence ou lors des récréations.

Sociétaux : que cela nous plaise ou non, la numérisation à tout va et la fascination qu’engendre l’écran donne une place de plus en plus inéluctable et importante à l’espace virtuel dans la vie de nos enfants. Utiliser cet univers numérique pour mieux vivre ensemble en y partageant des valeurs d’égalité, de respect et d’altérité nous permettrait d’être en phase avec nos enfants et leurs pratiques et de faire du numérique un allié et non plus une contrainte.

« Le seul acte intellectuel authentique, c’est l’invention » Michel Serres, Petite Poucette.

(1) Un FLOT ( ou MOOC) est une formation interactive composée d’activités pédagogiques variés (visionnage de vidéo, réalisation de quizz dans le but de vérifier l’acquisition des connaissances, exercices pratiques et travaux collaboratifs, discussions sous forme de chats).

Lien utiles :

2020 - Rapport Cyrulnik

 

3. Sport et Santé

L'activité physique et sportive est un élément fondamental dans la construction de la santé et un des piliers de l’éducation à la santé. Ses vertus préventives ont été largement démontrées au cours de nombreuses études. Sa place dans les programmes de l’éducation nationale nécessite d’être renforcée, à tous les cycles scolaires avec des temps dédiés beaucoup plus importants. Elle permet de se sentir mieux dans son corps à des âges où la confiance en soi se construit et de créer du lien social à travers la pratique des sports collectifs.

Par ailleurs, si la pratique de l’activité physique est garante d’une meilleure santé générale, elle peut aussi être une thérapeutique ou tout du moins un complément indispensable aux thérapeutiques médicales. Le sport-santé et l’activité physique adaptée mis en place pour certaines pathologies doivent être généralisés, ils sont et c’est démontré, les meilleurs investissements pour un état de santé amélioré pérenne voire une guérison.

Le rôle du médecin dans la prescription de l’activité physique adaptée est primordial. C’est à lui d’expliquer au patient que l’activité physique ne va pas aggraver sa maladie ni entraver l’efficacité des médicaments, mais au contraire, diminuer la fatigue, améliorer certains symptômes liés à la maladie, et parfois, réduire la prise de médicaments. 

Malheureusement, durant son cursus, le médecin n’est absolument pas formé à cette prescription, faute d’une culture de la prévention en France. Il faudrait, a minima, que ce thème soit intégré dans les études de médecine. Tant que cela sera optionnel, cela ne fonctionnera pas. La dimension comportementale et préventive doit trouver sa place dans le cursus d'enseignement de la médecine. 

Les effets bénéfiques du sport-santé sont nombreux. On sait que la sédentarité double le risque de diabète de type 2, d’obésité et de maladies cardiovasculaires. De même, une récente étude publiée dans le Journal of clinical oncology, menée pendant 10 ans sur 75 000 personnes, évalue à 15 le nombre de cancers prévenus par l’activité physique. Elle prévient également les conséquences de la ménopause, ostéoporose, prise de poids, risques cardiovasculaires. 

Enfin, et non des moindres, faire du sport améliore la condition mentale des personnes souffrant d’anxiété, de stress professionnel ou de dépression, avec parfois une réduction significative des traitements médicamenteux. Comme le recommande l’OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) pour la santé mentale: “il convient d’encourager les conseils sur l’activité physique dans le cadre du traitement des adultes souffrant d’un épisode/trouble dépressif qui manquent d’exercice physique. Dans la dépression modérée à sévère, cette intervention doit être envisagée en tant que complément aux antidépresseurs ou aux traitements psychologiques brefs et structurés”

 

4. Alimentation

Comme le dit le dicton : "La santé est dans l'assiette !"

Il est aujourd'hui primordial que les étudiants reçoivent un enseignement sur la diététique, la cuisine ou encore sur la provenance des aliments. Ces enseignements peuvent se décliner au sein de plusieurs matières (SVT, physique-chimie, histoire, géographie...) et doivent être alignés avec nos connaissances de l'agriculture pour que, jamais plus, un enfant ne dessine un poisson carré, ni ne réclame des tomates en février et des fraises à Noël.

Tel doit être l'enseignement prodigué à nos enfants : un enseignement qui trouvera sa cohérence avec une alimentation, dans la restauration collective, de saison, issue de l'agriculture locale et si possible raisonnée, voire bio.

Le temps est aujourd'hui venu de considérer enfin les fast-foods comme des lieux de "malbouffe" et d'imposer une charte de limitation de transformation des aliments. Toute l'industrie alimentaire doit désormais être en mesure de répondre à un cahier d'éthique alimentaire qui respecte le produit. Les produits hyper transformés ne doivent plus être économiquement plus accessibles que les produits bruts et frais. Dans ce but, une lutte contre les publicités d'incitation à la consommation de produits transformés, salés, gras et sucrés doit être engagée. Nous nous devons de permettre à chacun d'accéder à une alimentation saine. Ce travail est long et difficile car il impose de modifier certaines priorités budgétaires pour redonner à l’alimentation la part essentielle, tout en permettant de rétribuer nos agriculteurs à leur juste prix.

 

5. Prévention

La prévention est selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en 1948, « l’ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps ».

Trois types de prévention ont été distingués :

  • La prévention primaire, ensemble des actes visant à diminuer l’incidence d’une maladie dans une population et à réduire les risques d’apparition ; sont ainsi pris en compte la prévention des conduites individuelles à risque comme les risques en terme environnementaux et sociétaux ;

  • La prévention secondaire, qui cherche à diminuer la prévalence d’une maladie dans une population et qui recouvre les actions en tout début d’apparition visant à faire disparaître les facteurs de risques ;

  • La prévention tertiaire où il importe de diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou récidives dans une population et de réduire les complications, invalidités ou rechutes consécutives à la maladie.

La Charte d’Ottawa, établie à l’issue de la première Conférence internationale du 17 au 21 novembre 1986 et ratifiée par la France, précise que la promotion de la santé a pour but de « donner aux individus davantage de maîtrise de leur propre santé et davantage de moyens de l’améliorer ». De façon pratique, la promotion de la santé se décline en 5 axes que sont :

  • L’élaboration de politiques favorables à la santé ;

  • La création d’environnements favorables ;

  • Le renforcement de l’action communautaire ;

  • L’acquisition d’aptitudes individuelles ;

  • La réorientation des services de santé.

 

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