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De lana
07 févr. 2021
" Nul besoin d'opposer les professions " Mais c'est ce que les IDE ont fait pendant des années vis-à-vis des Aides-soignants. C'est votre propre confrère qui l'écrit Vincent Lautard, IDE et juriste en droit de la santé. Maintenant, dans beaucoup d'EHPAD/lieux de soins, on manque tellement d'AS que la DGOS a envisagé de les former en 15 jours ! Mieux, on a créé une formation d'accompagnant en gérontologie en 3 mois pour pallier le manque d'AS ! https://www.syndicat-infirmier.com/ALERTE-accompagnant-en-gerontologie-nouveau-metier-sous-qualifie-en-EHPAD.html Voilà la réalité et certaines associations d'IDEL + les pouvoirs publics sont en partie responsables de cette situation. Soyez certaines que c'est vous qui allez les remplacer maintenant, ces AS qu'on arrive pas à trouver, surtout les futurs IDE qui espèrent exercer le métier d'IDE. Ils vont être très déçus. Les journalistes et lecteurs doivent savoir : - qu'un équipier secouriste bénévole formé en 70h a le droit par exemple de faire un recueil de la glycémie capillaire (taux de sucre dans le sang) sur une victime mais pas un aide-soignant formé en 1 an ! Tout ça à cause de certains IDEL qui veulent protéger leur business coûte que coûte au détriment des patients. En définitive, c'est le patient qui trinque. Non décidément, il faut tout revoir et c'est le grand mérite de l'Observatoire de la Réforme du système de santé. Je remercie la Députée qui propose de bonnes mesures, même si je ne suis pas d'accord avec toutes les propositions.
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De lana
07 févr. 2021
Bonsoir Madame, Je maintiens mes propos concernant l'attractivité du métier d'Infirmier santé au travail et d'infirmier scolaire, contrairement à ce que vous avez avancé. Si effectivement, il manque des médecins scolaires, idem en médecine de travail, cela n'a rien à voir pour le métier d'IDE scolaire. Je constate au passage que vous n'avez pas répondu sur le fond de mes arguments dans mes commentaires précédents. Mes arguments reposent sur des preuves, rapports et témoignages. Sachez que ce forum est scruté par des journalistes. Je vais leur donner des preuves sur le fait que vos métiers, sont très attractifs et ne rencontrent AUCUN problème de recrutement à la différence des EHPAD. Je vais vous répondre sur deux axes. A°/ Le premier : Sur l'attractivité du métier d'IDE scolaire B/ Le deuxième : Sur la reconnaissance des IPA scolaires A°/ L'attractivité du métier d'IDE scolaire : J'invite les journalistes et lecteurs à prendre connaissance des documents ci-dessous : 1°/ Rapport jury académique de Bretagne de 2019. Pour 9 postes ouverts d'IDE scolaires, 218 inscrits. Sans commentaire. https://www.toutatice.fr/toutatice-portail-cms-nuxeo/binary/Rapport++jury+Session+2019.pdf?type=ATTACHED_FILE&path=%2Facademie.1221136265052%2Fressources-publidoc%2Fpublidoc-dexaco%2Frapports-de-jury&portalName=default&index=0&t=1607335354 2°/ Rapport jury académique de Nantes, 2017 https://www.ac-nantes.fr/medias/fichier/rapport-jury-concours-infirmier-2017_1506676686195-pdf Pour 5 postes, 194 inscrits. Sans commentaire 3°/ Académie d'Amiens, 2017 https://www.ac-amiens.fr/sites/www.ac-amiens.fr/IMG/pdf/rapport_de_jury_infirmiere_2017.pdf Pour 5 postes ouverts, 140 candidats. Pas attractif dites vous ? J'invite les journalistes qui lisent nos messages à prendre connaissance des rapports académiques. Ils constateront que ce métier, contrairement à ce que vous avancez, rencontre peu de difficultés de recrutement. Tout l'inverse des EHPAD et vous le savez parfaitement. B°/ IDE scolaire, un IPA ? Comme je l'ai avancé précédemment, il existe des DU/Licences pro qui font largement l'affaire. Le problème des IDE en milieu scolaire, c'est effectivement le manque de médecins et les rémunérations qui sont très faibles. .....mais cela ne veut pas dire que votre métier constitue une pratique avancée ! Le problème est lié au numerus clausus qui a perduré pendant des années et la pénurie de médecins que j'ai mentionné dans mes interventions. D'ailleurs, excusez moi mais j'estime que les IADE/IBODE, eux oui font une pratique avancée et disposent d'actes exclusifs. Vous le savez parfaitement. Au lieu de vous battre pour une reconnaissance d'IPA en espérant avoir un meilleur salaire, vous devriez vous battre pour un meilleur salaire. Ce que les journalistes doivent savoir en venant ici, c'est que le métier d'IDE souffre d'un esprit ultra-corporatiste et que certaines associations IDE ont tout fait pour empêcher les AS de monter en compétences. On en paye le résultat maintenant. https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/etudes-et-resultats/aides-soignants-de-moins-en-moins-de-candidats-lentree-en En Occitanie, plus de 30% d'EHPAD n'arrivent pas à recruter d'AS.....tout l'inverse de la situation de votre métier. Cordialement.
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De lana
30 janv. 2021
Bonjour Madame la Députée Tout d'abord, je vous remercie pour ce temps et le temps que vous avez accordé à la lecture de mon commentaire. En aucun cas j'ai souhaité pour ma part donner des leçons, mon commentaire s'inscrit dans une démarche pragmatique et concrète. Je maintiens mes propos concernant certaines de vos propositions pour lesquelles je suis d'accord, et d'autres pour lesquelles je suis en désaccord, notamment pour le caractère corporatiste. D'ailleurs, on en parle très peu dans les médias mais le milieu de la santé souffre de son corporatisme. En effet, pendant des années, certaines associations d'infirmiers libéraux, que je ne citerai pas car au risque de poursuites, ont tout fait pour empêcher les AS/ASH de monter en compétences. Pendant des années, ce métier était reconnu en catégorie C à cause de certaines associations d'IDE libérales. Je ne jette pas la pierre sur votre profession car il existe des IDE qui militent pour la valorisation de ce métier. http://syndicat-cni.org/2-non-categorise/237-formation-d-aide-soignant-en-10-jours.html Aujourd'hui, de plus en plus de cadres de santé n'arrivent plus à recruter en EHPAD (en Savoie, la situation est dramatique) et même dans les hôpitaux des aides-soignants. Aujourd'hui, la pénurie est telle qu'on prend de force des IDE pour effectuer ce métier. Je ne suis pas le seul à l'affirmer et je vous invite à lire l'article rédigé par Monsieur ROCHE, cadre de santé. https://www.cadredesante.com/spip/profession/profession-cadre/article/aide-soignant-une-espece-en-voie-de-disparition https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-des-infirmieres-employees-comme-aides-soignantes-6701691 Je ne parle même pas du manque de médecins et le développement de véritables déserts médicaux, où là c'est catastrophique, même dans certaines communes où les patients doivent se battre pour trouver un médecin traitant, les patients se font refuser car les cabinets ont déjà trop de patients. Donc désolé, quand je vois tout ça, quand je vois ce qui se passe actuellement dans les EHPAD, je ne pense vraiment pas que le développement d'IPA en santé du travail/scolaire soit la priorité. J'ai le droit de l'affirmer et on a le droit d'être en désaccord avec mes propos. Ceci dit, je tiens quand même à vous remercier pour avoir organisé cet Observatoire et espère que des professionnels viendront donner leur avis. Vous souhaitant une bonne continuation.
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De lana
08 janv. 2021
Bonjour Madame la Députée, La mise en œuvre d'une pratique avancée en santé au travail est loin d'être prioritaire. Actuellement, des IDE souhaitant devenir IST suivent : - Des DU - Des licences professionnelles. Ces formations suffisent amplement à former des Infirmiers Santé au Travail. Largement. D'ailleurs, avant de penser à envisager la reconnaissance des IST/ infirmiers scolaires en IPA, commençons par reconnaître les IADE/IBODE/IPDE en IPA, qui eux, font des actes spécifiques qu'aucun médecin ou autre professionnel, à part quelques chirurgiens/anesthésistes ou médecins spécialisés peuvent effectuer (nb : on pourrait créer des passerelles sans problème pour les IPDE souhaitant travailler en tant qu'infirmier scolaire, qui disposent d'une expertise et d'une réelle pratique avancée, suffit d'avoir observé des IPDE en réanimation pédiatrique, dans la prise en charge de la santé des enfants) Chère Madame, en tant que IADE, je suis certaine que vous avez été formée sur la notion de prioritisation. En l'espèce, certaines de vos propositions concernant les IPA ne constituent pas selon moi un dossier prioritaire. Constituent de mon point de vue une priorité : 1°/ La formation accrue de médecins (généralistes, gériatres, médecins du travail et je ne vous fais pas la liste pour gagner du temps). Je pense que tout le monde sera d'accord pour dire à quel le manque de médecins est une catastrophe pour notre système de santé ? 2°/ La formation accrue d'aides-soignants et la valorisation accrue de ce métier. On manque d'Aides-soignants dans ce pays, suffit d'échanger avec n'importe quel cadre de santé, directeur d'EHPAD pour se rendre compte de la gravité de la situation. J'en veux pour preuve le rapport de la DREES de 2019/proposition de la DGOS visant à former en 15 jours (2 semaines !!!) des ASH en tant qu'AS tellement la situation est catastrophique ! Mettons les moyens pour valoriser les IDE/AS et autres professionnels qui exercent dans des structures non attractives à cause des conditions de travail/salaires (EHPAD, MAS, structures d'accompagnement de personnes en situation de handicap). 3°/ La valorisation des IDE spécialisés type IADE/IBODE/IPDE et IPA en santé mentale, qui lui, apporte une plus value réelle et demandée par les psychiatres. Pourquoi ne pas reprendre le modèle des ISP, métier pour lequel on a le recul historique ? (ce métier a été supprimé il y a quelques décennies) Pourquoi ne pas permettre aux IDE de se spécialiser en tant qu'ISP, sur le modèle des IPDE ? Je n'ai rien contre les IST/Infirmiers scolaires qui souhaitent une valorisation salariale et développer des compétences. Votre combat est légitime...mais en tant que citoyen attaché à son modèle de santé, je suis contre la mise en œuvre des IPA pour vos métiers. En aucun cas un IST peut se considérer comme un IPA au même titre qu'un IADE/IBODE ou IPDE. Je ne vois certainement pas en quoi IDE Scolaire constitue une pratique avancée. Quels sont les actes exclusifs que vous effectuez ? En quoi un IDE "général" n'est il pas apte, si on regarde les actes mentionnés sur Legifrance, à exercer votre métier ? Pendant des années, on recrutait des IDE pour exercer votre fonction, avec ensuite des formations en interne. Ce que vous faites, je parle à certaines associations IDE scolaires/IST qui pensent qu'en tant qu'IPA, ils seront mieux payés (suffit de voir la grille des IPA !) désolé, mais c'est du corporatisme. Chère Députée, ce que vous pouvez faire pour les IST/IDE scolaires, éventuellement, c'est faire en sorte que les DU/Licences pro soient reconnus et génèrent une valorisation de salaire. Le reste, c'est de la littérature !
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L'Humain au coeur du système de santé
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De lana
06 janv. 2021
Madame la Députée, Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour votre initiative et d'avoir lancé l'observatoire de la réforme du système de santé. Si beaucoup de propositions vont dans le bon sens, je pense à la reconnaissance des IADE en IPA, je suis en désaccord avec d'autres propositions visant à reconnaître la pratique avancée pour : - Les IDE scolaires (selon moi, ce n'est pas la priorité ! On manque de médecins !) - Les Infirmiers en santé au travail (ce n'est pas la priorité ! La priorité est de combler la pénurie de médecins en santé au travail !) - Les IPA pour la stabilisation de maladies chroniques (idem, ce n'est pas la priorité, on manque de plus en plus de médecins généralistes !) - Les IPA en gériatrie (idem, on manque de gériatres/coordinateurs et d'aides soignants !) AVIS AUX LECTEURS : ON MANQUE DE MEDECINS & D'AIDES SOIGNANTS DANS LES EHPAD & HOPITAUX (pour preuve, la DGOS aurait proposé de former en 15 jours des ASH pour exercer la fonction d'AS temporairement selon plusieurs quotidiens spécialisés dans la santé) Aussi, le développement de certains spécialités IPA me questionne : N'y a t'il pas un risque que son développement se fasse au détriment de professionnels de santé qui disposent déjà des compétences, je pense par exemple aux médecins généralistes ? Quid de la coordination des soins ? Le développement des IPA est tout sauf une priorité, à l'exception de la reconnaissance légitime des IADE en IPA (là, oui dans votre métier c'est selon moi justifié, idem pour les IBODE, IPDE, et enfin pour les IPA en santé mentale qui ont été créé récemment) Néanmoins, je souhaite intervenir pour la valorisation des aides-soignants, dossier selon moi bien plus prioritaire que le dossier des IPA. Je vous invite à aller rencontrer des directeurs d'EHPAD, de structures, de cliniques. Je ne connais pas un seul directeur me disant à l'oreille : " Nous attendons de pied ferme les IPA ". Non les besoins sont en médecins coordinateurs et en AS. De très loin. Beaucoup d'EHPAD n'arrivent pas à recruter. La question, c'est pourquoi ? : 1°/ La rémunération : Elle n'est pas à la hauteur des responsabilités des professionnels & de la pénibilité exerçant dans ces lieux de vie (SMIC pour une aide-soignante). Je rappelle aux lecteurs qu'un professionnel de santé a une responsabilité civile/pénale….même en travaillant en tant que salarié. Certes, en cas de procédure, c'est l'entreprise qui sera poursuivie mais rien n'empêche à l'employeur de se retourner contre son salarié en cas de faute grave. (Risque de perte du droit d'exercice pour le salarié) 2°/ Les conditions de travail : Les EHPAD souffrent de sous-effectif, aggravé par les départs à la retraite des soignants qui va se poursuivre jusqu'en 2025 selon la DREES. Le personnel a moins de temps à consacrer aux résidents/patients, démotivant davantage le personnel, générant davantage de RPS/TMS….et in fine, d'arrêts maladies. Aussi, l'encadrement est dans l'ensemble de mauvaise qualité. Il existe des procédés dans certains EHPAD qui sincèrement, se termineraient en pugilat dans d'autres secteurs d'activités. (Heures sup difficilement payés) 3°/ Une dévalorisation de la fonction : Aide-soignant/ASH sont des fonctions méprisées par la société civile/le système de santé français. Conséquences terribles car la DREES évoque une baisse de 40% de candidats dans les IFAS, dans son étude rendue en décembre 2019. Dois-je rappeler que la fonction d'Aide-soignante est reconnue niveau 5 ? Je n'ai rien contre les CAP/BEP, mais compte tenu du transfert des tâches accru réservées aux IDE vers les AS, il est nécessaire de valoriser réellement cette fonction (reconnaissance niveau IV, vous avez fait cette proposition qui va dans le bon sens, hausse accrue de la rémunération, passerelles améliorées pour exercer d'autres métiers connexes) 4°/ L'organisation des EHPAD Les EHPAD ont des marges de manœuvre très limitées à cause des pouvoirs publics (je pense aux ARS) qui imposent le nombre de personnel aux directeurs qui, certains et ils existent, il faut le dire, aimeraient augmenter leurs aides-soignants mais ne peuvent pas le faire. Tout cela génère une ambiance de travail toxique où l'effort/le dépassement de soi, n'est pas rétribué à sa juste valeur, générant démotivation du personnel en exercice. Arrêtons avec les rapports, conférences, colloques ! Donnons de l'espoir aux personnels travaillant dans ces lieux de vie ! Il faut tout revoir et apporter des solutions concrètes. J'en propose 3 : 1ère piste : Valoriser la fonction d'AS avec hausse de salaire, récompenser l'effort, prévoir une rémunération sur le mérite (Prime, une reconnaissance niveau IV de leur formation, transfert de tâches de manière légale d'IDE aux AS déjà effectuées, favoriser les passerelles, formation continue jusqu'à la fonction d'IDE avec prise en charge financière par un organisme de formation rattachés aux EHPAD via des fonds privés/publics). 2e piste : Revoir le financement des EHPAD : Certains directeurs en ont marre d'être assujettis à l'ARS et n'ont pas de marges de manœuvre dans la gestion de leur politique RH. Ce mode de financement bloque les recrutements, entraînant un sous-effectif chronique, sources de RPS/TMS et in fine, de démissions. 3e piste : Jouer la carte de transparence : Les EHPAD qui rétribuent des actionnaires devront communiquer aux clients leur mode de fonctionnement. (investissement en matériel, formation du personnel, ratio patients/soignants, bref justifier leur prestations. L'information doit être accessible, téléchargeable, contrôlée et gratuite). Ainsi, soignants et résidents pourront voir quels établissement sont bien gérés ou pas. Dans une économie de marché où la rareté est valorisée, où les prix sont libres, où l'information circule librement, les professionnels de santé devraient percevoir une rémunération deux fois plus importante ! Ce n'est pas le cas compte tenu de l'importance du poids de l'Etat dans la gestion de la santé publique en France. Aujourd'hui, nous en payons le prix, et la note est malheureusement très salée !
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De lana
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